Le programme évolue dans un contexte où l’agriculture africaine fait face à des défis multiples et interconnectés. Parmi eux : le changement climatique, la perte de biodiversité, la dégradation des sols, l’insécurité alimentaire et une croissance démographique rapide.
L’agroécologie est de plus en plus reconnue comme une voie prometteuse de transformation. Toutefois, le passage à l’échelle de ces approches dépend de la production de connaissances collectives et de leur traduction en politiques, investissements et processus d’innovation à grande échelle.
Dans le même temps, plusieurs défis persistent. La fragmentation des projets, les liens faibles entre recherche et politiques publiques, ainsi que le manque de mécanismes d’apprentissage collectif limitent la capacité d’initiatives comme DeSIRA+ à produire un impact systémique.
Cela soulève une question clé : comment le dispositif DeSIRA LIFT+ peut-il renforcer efficacement la cohérence, les synergies, l’apprentissage collectif et le dialogue politique au sein d’un portefeuille diversifié de projets d’innovation agroécologique ?
DeSIRA LIFT+ mobilise environ 100 millions d’euros, avec des contributions supplémentaires des États membres de l’Union européenne, et s’appuie sur son programme précédent.
Soutenir l’apprentissage et la collaboration dans la communauté DeSIRA+
Financé par la Commission européenne et mis en œuvre par Agrinatura, le dispositif DeSIRA LIFT+ adopte une approche orientée services. Il combine animation de communauté, appui au dialogue politique et production de connaissances.
Il s’articule autour de deux grands axes de services. Le premier vise à renforcer les partenariats, les communautés de pratique et l’engagement politique entre les acteurs DeSIRA+ et les institutions africaines. Le second porte sur le développement de systèmes intégrés de Suivi, Évaluation et Apprentissage (SEA) et de Gestion des Connaissances (GC), ainsi que sur des analyses transversales de sujets stratégiques comme le passage à l’échelle des innovations agroécologiques et des bio-solutions.
Sur le plan méthodologique, l’approche repose sur des processus de co-construction et des analyses des besoins basées sur la demande. Elle mobilise aussi des expertises ciblées (experts non clés) pour produire des connaissances directement utiles à l’action.
Les premiers enseignements mettent en avant plusieurs éléments clés. D’abord, la nécessité d’aligner les discours sur la transition agroécologique avec des priorités politiques plus larges, comme la productivité, la santé des sols et l’investissement. Ensuite, l’importance d’utiliser les cadres politiques existants et les organisations partenaires africaines comme points d’entrée pour influencer. Troisièmement, la valeur de renforcer l’apprentissage collectif à travers des systèmes de connaissances structurés. Enfin, la nécessité d’aborder le changement d’échelle non seulement comme un défi technique, mais comme un processus systémique intégrant financement, capacités et environnement favorable.
La co-construction des priorités avec les partenaires africains s’est également révélée essentielle pour garantir l’appropriation et la pertinence des actions.
Emplacements
Burkina Faso, Burundi, Ethiopia, Ghana, Kenya, Uganda, Tanzania, Tanzanie, Cabo Verde, Cameroon, Comoros, DR Congo, Guinea, Ivory Coast, Madagascar, Mauritania, Mauritius, Mozambique, Niger, Rwanda, Senegal, Zambia, Zimbabwe
Chronologie
2026 - 2029
Catégorie
Agri-éducation
Thèmes clés
Agroécologie, Innovation, Partage de connaissances, Transformation des systèmes al
Les partenaires
Agrinatura EEIG et et ses membres du consortium, Biovision Africa Trust, RUFORUM, FARA Africa
Financement
“DeSIRA LIFT+ montre la valeur d’une recherche tirée par la demande, de partenariats africains solides, et du lien entre l’agroécologie, les politiques”